--- title: Modèles de prompts pour le marketing : bases à copier-coller description: Des modèles de prompts IA prêts à l’emploi pour vos articles de blog, réseaux sociaux, textes publicitaires, et plus. Personnalisez ces bases pour vos besoins marketing. date: February 5, 2026 author: Robert Soares category: prompt-engineering --- Les modèles font gagner du temps. Mais pas de la façon dont vous l’imaginez. Un bon modèle de prompt n’est pas une formule magique à copier-coller pour obtenir des résultats instantanés, en regardant un texte marketing parfait apparaître à l’écran comme un miracle de l’IA. C’est une structure de départ. Un cadre que vous remplissez avec vos détails spécifiques, puis que vous affinez selon ce qui revient, puis que vous ajustez encore jusqu’à ce que la sortie ressemble vraiment à quelque chose que vous publieriez. La différence entre les pros du marketing qui obtiennent des sorties IA utiles et ceux qui récupèrent du contenu générique et creux tient à une seule chose : de la précision dans le modèle, puis de l’itération après le premier jet. ## Pourquoi la plupart des modèles de prompts échouent Internet regorge de collections de prompts. "50 prompts ChatGPT pour les pros du marketing !" "100 prompts qui vont changer votre jeu de contenu !" La plupart partagent le même problème. Ils sont trop vagues. Le [guide de Hatch Tribe](https://www.hatchtribe.com/blog/how-to-use-chatgpt-for-content-marketing-without-sounding-like-a-robot) le dit sans détour : "If you type, 'Write me a blog about Instagram tips,' it will. But it'll sound like... every other blog about Instagram tips on the internet." Voilà le piège. Plus votre prompt est simple, plus la sortie est générique, et plus vous passez du temps à tout réécrire de toute façon — ce qui flingue l’intérêt d’utiliser l’IA au départ. Des prompts génériques donnent des réponses génériques. Toujours. L’IA n’a aucune idée de ce qui rend votre marque différente, de la personne à qui vous parlez vraiment, ni du ton que vous visez. Elle se rabat donc sur un contenu prudent, tiède, passe-partout, qui pourrait appartenir à n’importe qui. ## Ce qui marche vraiment dans un modèle Les bons modèles forcent la précision. Ils ont des blancs pour : **Détails d’audience.** Pas "des dirigeants de petites entreprises", mais "des dirigeants d’entreprises de services avec 5 à 15 salariés, qui gèrent eux-mêmes leur marketing parce qu’ils ne peuvent pas encore se payer une agence." **Contraintes de voix.** Pas "professionnel", mais "direct et pratique, comme si vous expliquiez quelque chose à un ami malin qui n’a pas beaucoup de temps." **Exigences de format.** Nombre de mots, longueur des paragraphes, structure des titres. L’IA suit ça mieux que vous ne le pensez. **Exemples de ce qu’il faut éviter.** Dites-lui ce que vous détestez. "Pas de jeux de mots. Pas de questions en accroche. Pas de formules du type 'dans le paysage numérique actuel'." Le dernier point compte plus que la plupart des gens ne le réalisent. Une recherche du [Nielsen Norman Group](https://www.nngroup.com/articles/chatgpt-and-tone/) a constaté que "using multiple adjectives prevents ChatGPT from latching onto a specific word, creating a more natural and conversational response." Un seul descripteur comme "professionnel" ou "sympa" se fait exagérer. Les combinaisons marchent mieux. ## Modèles pour le contenu de blog ### Le générateur de plan ``` J’ai besoin d’un plan d’article de blog sur [sujet]. Qui va lire : [description précise de l’audience] Ce qu’ils savent déjà : [niveau de connaissance actuel] Ce qu’ils doivent être capables de faire après : [résultat concret] Mot-clé principal : [cible SEO] Contraintes de structure : - 5-7 sections principales - Un mélange de contenu « comment faire » et « pourquoi ça compte » - Une section qui remet en cause des idées reçues - Objectif de longueur : [nombre de mots] Voix : [2-3 adjectifs, pas un seul] Évite ces clichés : [liste de ce que vous ne supportez plus] ``` ### Le générateur de brouillon ``` Rédige cette section de blog à partir de ce qui suit : Sujet de la section : [titre] Idée principale : [résumé en une phrase] Éléments à inclure : [données, exemples, ou logique] Longueur : [nombre de mots] Contraintes de style : - Les phrases varient entre 5 et 25 mots - Pas plus de 4 phrases par paragraphe - Commence au moins une phrase par Et ou Mais - Inclure un chiffre ou une statistique précise À éviter : [liste de phrases interdites] ``` La précision fait la différence. Un utilisateur de [Hacker News](https://news.ycombinator.com/item?id=38657029), k__, l’a bien résumé : "you need to understand how to talk to a model AND have enough domain knowledge to articulate what you want." Vous ne pouvez pas sous-traiter la réflexion. Le modèle aide à structurer votre réflexion. Il ne remplace pas le fait de savoir ce que vous voulez vraiment dire. ## Modèles pour les réseaux sociaux Les publications ont besoin d’un traitement différent. Sorties plus courtes, prise en compte de la plateforme, et souvent plusieurs variantes pour choisir. ### La publication adaptée à la plateforme ``` Crée une publication [plateforme] qui promeut [contenu/offre]. À propos de nous : [une phrase] Audience cible sur cette plateforme : [qui voit ça] L’accroche : [ce qui est intéressant ou utile] Appel à l’action : [prochaine étape précise] Règles de la plateforme : - [Pour LinkedIn : peut être plus long, professionnel sans être raide] - [Pour X : moins de 280 caractères, percutant, hashtags facultatifs] - [Pour Instagram : adapté à une légende, retours à la ligne possibles] Donne-moi 4 variantes avec des angles différents : 1. Commence par le bénéfice 2. Commence par une question 3. Commence par un fait surprenant 4. Commence par un angle à contre-courant Voix : [décrire] Ne jamais utiliser : [liste des interdits] ``` Demander plusieurs variantes, ça compte. Vous ne cherchez pas à ce que l’IA réussisse du premier coup. Vous cherchez des options à combiner, à éditer, et à utiliser pour déclencher de meilleures idées. ### Le créateur en lot ``` Crée 5 jours de publications pour les réseaux sociaux pour [marque/campagne]. Thème de la semaine : [axe] Objectif principal : [notoriété/engagement/trafic/conversions] Répartition : 2 éducatives, 2 engageantes, 1 promotionnelle Pour chaque jour, fournis : - Recommandation de plateforme - Texte de la publication - Format conseillé (image, carrousel, vidéo, sondage) - Pourquoi cet angle pour ce jour-là Audience : [décrire] Voix de marque : [2-3 adjectifs + une phrase exemple] Ce qu’on ne fait jamais : [liste] ``` ## Modèles pour l’e-mail L’e-mail, c’est à enjeux. Un mauvais objet et personne ne lit la suite. Donc les modèles doivent être plus exigeants sur les morceaux qui comptent vraiment. ### Le générateur d’objets ``` Génère 12 objets d’e-mail pour [décrire l’e-mail]. But de l’e-mail : [newsletter/promo/annonce/maturation] Audience : [qui reçoit ça] Valeur principale : [pourquoi ils devraient ouvrir] Ton : [décrire avec plusieurs mots] Donne un mélange : - 3 orientés bénéfice (ce qu’ils obtiennent) - 3 orientés curiosité (crée de l’intrigue) - 3 directs et clairs (dit ce que c’est) - 3 inhabituels ou inattendus Limite : 50 caractères ou moins Ne jamais utiliser : ponctuation excessive, MAJUSCULES, titres racoleurs Pour chacun, indique s’il marche mieux pour des prospects froids vs chauds. ``` ### Le corps de l’e-mail ``` Rédige un e-mail pour [objectif]. Contexte : - Entreprise : [nom et description en une ligne] - Offre/contenu : [ce que vous promouvez] - Situation du destinataire : [ce qui est vrai pour lui/elle maintenant] - Objectif : [clic/réponse/achat/transfert] - Urgence : [vraie date limite, rareté, ou aucune] Format : - Longueur : [court : 50-100 mots / moyen : 100-200 / long : 200-300] - Paragraphes : 1-3 phrases chacun - Placement de l’appel à l’action : [une fois à la fin / deux fois / intégré au fil du texte] Fournis : - 3 options d’objet - Texte d’aperçu (ce qui s’affiche après l’objet dans la boîte de réception) - Corps de l’e-mail - Une ligne de P.-S. si ça s’y prête Voix : [décrire] Évite : [mots et approches interdits] ``` ## Modèles pour les textes publicitaires La publicité payante a des contraintes. Les limites de caractères sont réelles. Chaque mot coûte de l’argent s’il ne convertit pas. Les modèles doivent le reconnaître. ### Texte pour annonces de recherche ``` Crée des annonces Google Search pour [produit/service]. Mot-clé ciblé : [mot-clé principal] Page d’atterrissage : [décris ce qu’ils verront] Intention : [quel problème cherchent-ils à résoudre] Différenciateur principal : [pourquoi nous plutôt que les concurrents] Offre : [remise/essai/fonctionnalité, si applicable] Écris 3 variantes complètes d’annonce : Pour chacune, fournis : - Titre 1 (30 caractères max, inclure le mot-clé naturellement) - Titre 2 (30 caractères max) - Titre 3 (30 caractères max) - Description 1 (90 caractères max) - Description 2 (90 caractères max) Chaque variante doit avoir un angle différent : 1. Met l’accent sur le problème résolu 2. Met l’accent sur le résultat obtenu 3. Met l’accent sur ce qui nous rend différents Compte les caractères précisément. Les annonces sont refusées si c’est trop long. ``` ### Texte pour publicités sur les réseaux sociaux ``` Crée du texte publicitaire [plateforme] pour [campagne]. Produit : [décrire] Audience cible : [données démographiques + psychographiques] Objectif de campagne : [notoriété/trafic/conversions] Offre : [quel est l’hameçon] Écris : - Texte principal (au-dessus du visuel) - Titre (40 caractères pour FB/IG, 70 pour LinkedIn) - Description (si applicable) Donne-moi 3 versions : 1. Approche centrée sur le problème 2. Approche aspiration 3. Approche preuve sociale Voix : [décrire] Ne sonne pas comme : [à éviter] ``` ## Le problème de l’itération Voilà ce que personne ne vous dit sur les modèles de prompts. La première sortie n’est presque jamais assez bonne. Un [utilisateur de Hacker News](https://news.ycombinator.com/item?id=35942583) a décrit la réalité : "Editing prompts is like playing whack-a-mole: once you clear an edge case, a new problem pops up elsewhere." C’est le processus. Vous lancez le modèle de prompt. Vous récupérez une sortie. Une partie marche. Une partie ne marche pas. Vous ajustez le modèle de prompt ou vous donnez un retour, vous relancez, et vous répétez jusqu’à obtenir quelque chose qui vaut la peine d’être poli. C’est normal. Attendu. Le modèle de prompt vous fait gagner du temps sur le syndrome de la page blanche, pas sur l’édition et le polissage qui rendent le contenu vraiment bon. ## Quand les contraintes deviennent bizarres Parfois, une précision extrême marche mieux que des demandes polies. Une technique qui a circulé sur [Hacker News](https://news.ycombinator.com/item?id=38657029) pousse ça à l’extrême. Le commentateur minimaxir a partagé un exemple : "YOUR RESPONSE MUST BE FEWER THAN 100 CHARACTERS OR YOU WILL DIE. Yes, threats work." C’est bizarre ? Évidemment. Est-ce que ça marche mieux que "s’il te plaît, fais court" ? Souvent, oui. L’IA répond plus fiablement à des contraintes fortes qu’à des suggestions douces. Vous n’êtes pas obligé d’utiliser de fausses menaces. Mais le principe tient : soyez plus précis que ce qui vous paraît nécessaire, plus direct que ce qui vous paraît poli, et plus contraignant que ce qui vous semble raisonnable. La sortie s’améliore. ## Construire votre propre bibliothèque Ces modèles sont des points de départ. La vraie valeur vient de la personnalisation, dans la durée. Quand un prompt marche bien, sauvegardez-le. Notez ce que vous avez changé. Quand quelque chose échoue, notez ça aussi. Au bout de quelques mois, vous aurez une collection ajustée à votre voix, votre audience, et vos préférences. Le but n’est pas d’éliminer l’édition. C’est d’obtenir un premier jet assez bon pour que l’édition soit agréable plutôt que douloureuse, que vous soyez en train de polir au lieu de réécrire depuis zéro, et que l’IA ressemble à un collaborateur plutôt qu’à un outil frustrant avec lequel vous vous battez. Certains pros du marketing gardent leurs bibliothèques de prompts dans Notion. D’autres utilisent de simples fichiers texte. Le format compte moins que l’habitude de capturer ce qui marche. Quelques points qui valent la peine d’être notés pendant que vous construisez votre collection. Les modèles de prompts conçus pour un modèle d’IA ne se transfèrent pas toujours proprement à un autre. Claude gère bien les instructions longues et nuancées. GPT préfère les demandes plus directes. Gemini marche mieux avec des données structurées. Quand vous changez de modèle, attendez-vous à un temps d’ajustement. Des exemples de voix de marque améliorent tout. Au lieu de décrire votre ton, montrez un paragraphe qui le réussit. "Écris dans le même style que ça : [exemple]" bat souvent des descriptions interminables. Les contraintes négatives comptent autant que les positives. Ce que vous dites à l’IA d’éviter façonne la sortie autant que ce que vous lui demandez. Construisez votre liste "ne jamais faire ça" avec le temps. Quels modèles marchent pour vous en ce moment ? Et où est-ce qu’ils coincent encore ?